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Qualité de l'air intérieur des logements français :… …une étude du BAV pour le SYNASAV dresse un état des lieux

Depuis quelque temps, la qualité de l’air intérieur questionne. Si, en France, les consciences s'éveillent sur la nécessité d'y porter une attention particulière, compte tenu de son impact tant sur le plan sanitaire qu'environnemental et économique, pour le grand public, cette notion de qualité de l'air intérieur est encore un peu abstraite, souvent subjective et peu savent identifier les facteurs l'impactant tels que l'état des équipements de ventilation, comme de chauffage d'ailleurs, du logement.


• Quels sont les vrais risques d'une mauvaise qualité de l'air intérieur ?
• Les Français se sentent–ils suffisamment concernés / informés ? Ont–ils les bons réflexes ?
• Quelles pistes d’amélioration peut–on et doit–on envisager ?
• Qui doit porter la responsabilité"de sensibiliser, informer, agir ... et à quel niveau ?

Fort des résultats de son étude, menée auprès d'un panel représentatif des ménages français, le SYNASAV, fortement engagé depuis plusieurs années sur la sensibilisation et les actions à mener, dresse un bilan et propose des solutions.

SYNASAV BVA infograf ptQualité de l’air intérieur : les français pas toujours bien informés
Les spécialistes de la santé sont unanimes : l’air intérieur d’un logement peut être 8 à 9 fois plus pollué que l’air extérieur (source : APPA – Association pour la Prévention de la Pollution Atmosphérique).
Or, l'un des premiers enseignements de l'étude BVA, réalisée pour le SYNASAV, pointe du doigt le fait que les Français ne sont pas toujours bien informés sur l'état de la qualité de l’air de leur logement, et pas nécessairement conscients des tous les enjeux que cela représente. En effet, si 84% d’entre eux pensent que la qualité de l’air de leur logement est bonne, seulement 43% s’estiment bien informés sur le sujet.

# Des chiffres alarmants :
– 20 000 décès par an directement lié à la QAI (étude ANSES, CSTB et OQAI).
– Plus de 28 000 nouveaux cas de pathologies chaque année (asthme, rhinite, conjonctivite, allergie…).
– Un nombre d’asthmatiques multiplié par 4 en 30 ans.

Réflexe classique mais important, 87% des Français déclarent aérer quotidiennement leur logement au moins 10 minutes, tandis que 71% annoncent disposer d’un système de ventilation... Un geste et un  équipement rassurant mais loin de suffire, car il faut garder en tête que l'air extérieur peut être également source de pollution et qu'un système de ventilation, tout aussi performant qu'il soit, ne peut être efficace sur du long terme que si bien entretenu.

# 45% des Français ont déclaré, lors du sondage, ne pas savoir de quel système ils étaient équipés et seulement 34% d’entre eux l'avoir déjà fait contrôler.

Sensibiliser le grand public au besoin d'entretien des équipements de ventilation
Le SYNASAV a pour mission, entre autres, d’informer et de sensibiliser le grand public ainsi que les
professionnels de la maintenance sur ces questions de santé publique.
"L’entretien et la maintenance réguliers des appareils de ventilation sont indispensables afin d’éviter de potentiels risques sanitaires. Les appareils de ventilation contribuent activement au maintien, voire à l’amélioration de la qualité de l’air intérieur", rappelle Patrick Carré, Président du SYNASAV, mettant l'accent sur un autre chiffre préoccupant révélé lors de l'étude :"Parmi les sondés, 57% déclarent entretenir leur système de ventilation… dont la moitié eux–mêmes... C'est cette dernière donnée qui nous alarme car, comme pour toute installation technique spécifique, il faut une expertise et un savoir–faire que seul un professionnel qualifié détient".

"Si les Français confiaient à un professionnel qualifié l’entretien annuel de leurs systèmes de ventilation, ils s’assureraient bien entendu de leur bon fonctionnement, allongeant du même coup la durée de vie de ces derniers, mais participeraient également à une nette amélioration de la qualité de l’air qu’ils respirent quotidiennement" résume Patrick Carré.

Côté BVA, Régis Olagne, Directeur de BVA EARTH en charge du développement durable insiste : "Cette étude a nettement démontré la nécessité d’accroître la sensibilisation des Français quant à la qualité de l’air à l’intérieur de leur logement. Il est clair, en effet, qu'ils sous–estiment les enjeux sanitaires associés à celle–ci. Heureusement ils disposent, pour la plupart, de systèmes de ventilation…
reste à les convaincre de les entretenir régulièrement"


# Le SYNASAV ne cesse de  rappeler que : 95% des ventilations ne sont pas entretenues aujourd’hui en France.


Informer et sensibliser oui ... Mais à tous les niveaux
Pour le SYNASAV il faut informer, sensibiliser et impliquer tous les publics et acteurs afin que leur prise de conscience et leurs actions communes soient véritablement efficientes. C'est pourquoi le Syndicat souhaite :
1. mener des actions auprès des syndics, institutions et bien entendu des pouvoirs publics pour renforcer la cohésion et cohérence globale avec comme objectifs finaux : une prise de conscience du lien entre QAI et système de ventilation. Mais aussi arriver à l'établissement d'une obligation légale d'entretien par un professionnel formé et qualifié pour la  « maintenance des systèmes de ventilation » à l’image du « QUALISAV maintenance chauffage ») ;
2. communiquer auprès du grand public, en impliquant nombre de voix (pouvoirs publics certes mais aussi associations de consommateurs, fabricants, bailleurs, CMistes, notaires, scientifiques ...) car il y a un trop grand décalage entre sa perception plutôt très positive et la réalité relativement inquiétante. Ce faisant, le syndicat espère rendre visible le sujet de la QAI et son lien avec la VMC, mais aussi fournir une information directe sur les risques potentiels et de facto provoquer un électrochoc pour changer les habitudes.

"Le chemin est long et nous avons conscience que faire passer des messages, aux allures anxiogènes, est compliqué. Mais comme dit l'adage :"mieux vaut prévenir que guérir". Aussi 2018 sera une année forte en actions et communication ... et nous comptons bien poursuivre nos efforts jusqu'à ce que la prise de conscience soit réelle et que les comportements changent"conclut Patrick Carré.

* Étude en ligne réalisée du 11 au 27 mai 2018 auprès d’un échantillon de 2014 ménages représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas)

En savoir plus :
www.synasav.fr
www.bva-group.com

Source : www.agence-profile.com

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